Veuve Sans abri, Amélie Baron Violée

Amélie Baron a recueilli et traduit en des termes poignants les témoignages des survivantes des massacres survenus à La Saline et qui, actuellement sont plongés dans une misère extrême après avoir perdu leurs proches parents et assisté, impuissantes, à la destruction de leurs cahutes et des maigres effets qui leur appartenaient.

Les bandits « ont occupé notre quartier pendant trois jours. J’ignore pourquoi ils ont décidé de tout brûler: personne ici n’avait de contentieux avec eux », a confié l’une d’entre elles, Valioa Jean-Charles, à la journaliste qui enquêtait sur les dizaines de morts signalés par les organismes locaux de défense des droits humains.

Malgré l’existence de nombreuses organisations féminines recevant des fonds de l’étranger et d’un ministère à la condition féminine et aux droits de la femme, ces filles et femmes « victimes de viols collectifs, certaines en présence de leurs jeunes enfants », n’ont bénéficié d’aucun support, d’aucun soin médical ou soutien psychologique

Loin de là, la situation de ces gens, étant ignorée par les grands médias locaux qui évitent d’en parler, n’a suscité aucune compassion dans l’opinion publique. Pire, les habitants des quartiers pauvres sont dénigrés et perçus par des résidents d’autres quartiers comme des membres et complices des gangs.

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